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L'assurance de prêt immobilier
L'assurance de votre prêt est la garantie
d'une acquisition sereine et constitue l'élément essentiel
de votre projet
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L'assurance de prêt immobilier (ou assurance
emprunt, assurance crédit) apporte une double garantie :
elle permet de protéger l'emprunteur et ses proches en cas
de maladie, d'invalidité ou de décès et assure
aussi l'organisme prêteur de récupérer les sommes
prêtées quoi qu'il arrive.
En cas de décès, l'assureur remboursera à
l'établissement financier prêteur, le capital restant
dû, et, en cas de maladie, ou invalidité, les échéances
du crédit.
La plupart du temps, et par manque d'information, on pense que
l'assurance prêt doit obligatoirement être souscrite
dans un établissement bancaire. Il est possible de faire
jouer la concurrence grâce aux délégations
d'assurance extérieure, souvent plus avantageuse que l'assurance
proposée par la banque. Aucune loi ne vous oblige à
prendre l'assurance de votre banque pour garantir votre financement
immobilier. |
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Les
contrats |
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En matière d'assurance crédit,
vous avez le choix de souscrire l'assurance du prêt de votre
banque dit contrat groupe ou l'assurance de prêt individuelle
dit délégation d'assurance.
- Contrat groupe
Il s'agit de l'assurance proposé par la banque, établie
sur l'ensemble des assurés.
Les cotisations et garanties ne tiennent pas compte de vos caractéristiques
personnelles (âge, durée de prêt, ...), donc
ne sont pas toujours très compétitive, surtout
pour les personnes de moins de 40 ans.
- Contrat individuel
Il s'agit d'une délégation d'assurance, qui permet
de prendre en compte les caractéristiques personnelles
de l'emprunteur ainsi que l'emprunt lui-même. Ce contrat
individuel peut être souscrit chez un assureur ou courtier
qui vous fera bénéficier d'un meilleur prix et
de meilleures prestations. Par conséquent la solution
de l'assurance de prêt individuelle peut vous faire réaliser
d'importantes économies sur le coût total de votre
financement.
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Les
garanties possibles |
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- La garantie décès (obligatoire)
C'est la garantie obligatoire que demande en priorité
la banque prêteuse. En cas de décès de l'assuré,
le capital restant dû est versé à l'organisme
prêteur, dans la limite du montant garanti (se référer
aux quotités)
- La garantie PTIA (Perte Totale et Irréversible
d'Autonomie)
Cette garantie s'applique à toute personne ayant moins
de 65 ans, étant dans l'incapacité définitive
d'exercer une activité rémunérée
et dans l'obligation d'avoir une assistance permanente pour
effectuer les actes courants de la vie (se laver, se nourrir,
se déplacer, ...)
Il s'agit d'une dépendance lourde, d'une invalidité
physique ou mentale.
- La garantie ITT (Incapacité Temporaire
Totale)
L'assuré est dans l'impossibilité d'exercer son
activité professionnelle lui assurant son salaire à
la suite d'un accident ou d'une maladie.
Les échéances de prêt seront honorées
par l'assureur à partir du 91ème jour.
- La garantie IPT (Invalidité Permanente
Totale)
Assimilable à la 2ème catégorie
sécurité sociale, l'assurance couvre les personnes
ayant un taux d'invalidité supérieur à
66% et moins de 65 ans.
- La garantie IPP (Invalidité Permanente
Partielle)
Assimilable à la 1ère catégorie
sécurité sociale, l'assuré est couvert
à partir de 33% d'invalidité et âgé
de moins de 60 ans.
- Assurance perte d'emploi (facultatif)
En cas de chômage, l'assurance perte d'emploi prend en
charge les échéances et assure la continuité
des remboursements. Cette assurance permet également
le report d'échéances. Souvent bien coûteuse,
elle n'est pas réellement utile dans le cadre d'investissement
locatif. Avant d'y souscrire, il faut vérifier les conditions
dans lesquelles elle s'applique.
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Les
quotités |
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| Pour obtenir un prêt immobilier, l'organisme
prêteur exige la mise en place d'une assurance décès-invalidité.
Dès lors, en cas de décès ou d'invalidité,
la compagnie d'assurance va rembourser le crédit à
la place de l'emprunteur ou des emprunteurs en fonction des quotités
d'assurances de chacun.
La quotité est la fraction de l'indemnité
garantie sur la tête de l'assuré. Cette part
du prêt pour laquelle vous êtes assuré déterminera
le montant des remboursements de l'assurance.
Deux cas sont possibles :
- 1 emprunteur
Lorsqu'il y a qu'un emprunteur, la quotité est généralement
égale à 100%, l'assuré indemnisera une
partie des échéances mensuelles.
(Exemple : si on souscrit une couverture à 80%, la part
restant à la charge de l'assuré sera de 20% de
l'échéance)
- 2 emprunteurs
Dans ce cas l'assurance va couvrir séparément
chacun des emprunteurs. Tout dépend du projet financé,
mais les banques demandent que la répartition de la couverture
soit établie en fonction des revenus de chacun des emprunteurs
et de leur part dans le remboursement.
La quotité décès est obligatoirement comprise
entre 100% et 200% pour les emprunteurs réunis. La part
du remboursement est fonction de ce pourcentage. Si un assuré
choisit une quotité à 60%, la compagnie d'assurance
remboursera 60% du capital restant dû en cas de décès.
Dans ce cas l'emprunteur restant continuera à rembourser
40% du capital restant.
Plus la quotité par personne est élevée,
et plus le risque couvert par l'assureur est important, mais
en contrepartie votre cotisation d'assurance sera calculée
en fonction du niveau de sécurité que vous aurez
choisi.
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Calcul
des primes d'assurance |
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| En matière de crédit immobilier, le
coût du contrat d'assurance aura un impact très important
sur le coût global de votre prêt. Il existe deux façons
de calculer les cotisations d'assurance, soit un pourcentage du
capital emprunté, soit un pourcentage du capital restant
dû.
Pour mesurer, l'impact réel sur le coût, les banques
ont l'obligation de faire figurer l'ensemble des coûts sur
les offres de prêt au travers du TEG (Taux
Effectif Global) seul révélateur du coût
global d'un prêt immobilier.
- Si la cotisation est calculée sur le capital initialement
emprunté, elle reste unique et identique sur toute la
durée du prêt.
- Si la cotisation est appliquée sur le capital restant
dû, elle diminuera au fur et à mesure que le capital
se remboursera.
En pratique, une cotisation calculée sur le capital restant
dû est plus avantageuse sur la durée totale du prêt,
mais elle a l'inconvénient d'être plus élevée
les premières années que celle calculée sur
le capital initial.
La souscription d'une assurance emprunteur est imposée
par l'établissement bancaire, auquel la demande de prêt
est faite. Son objet est de se substituer à l'emprunteur
au cas où arriverait un accident, décès,
une invalidité, ou tout autre cas prévu au contrat.
Mais, la plus grande prudence est de rigueur quant à la
lecture du contrat, qui doit mentionner les franchises et les
exclusions éventuelles limitant ainsi l'étendu de
vos garanties. |
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Franchises
et exclusions |
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- Franchises
Durée au bout de laquelle les échéances
du prêt immobilier sont prises en charge par l'assureur
en cas de maladie ou d'accident. La franchise la plus utilisée
est de 90 jours. Dans le cas de délégation d'assurance,
il est possible de réduire cette période à
30 jours, suivant le contrat.
- Les exclusions
Dans chaque contrat d'assurance, il figure un certain nombre
de situations, liées à des faits, ou à
l'activité de l'assuré, que l'assureur refuse
de prendre en garantie.
Certaines exclusions sont prévues dans les contrats :
- Suicide de l'assuré pendant la 1ère année
d'assurance
- Les conséquences de faits de guerre
- Fait causé intentionnellement ou provoqué
par l'assuré
- Explosion nucléaire, irradiation
- Conséquence d'acte de terrorisme
- Accident de navigation aérienne (raides, acrobatie,
compétition...)
- pratique de sport aérien (ULM, parachutisme, deltaplane,
parapente...)
Les garanties invalidité et incapacité de travail
peuvent exclure :
- Les accidents en état d'ivresse
- Aliénation mentale
- L'usage de stupéfiants
- Les maladies du dos (lombalgie, lumbago, sciatique...)
- Les risques liés à certaines compétitions
sportives (courses automobiles, motocycliste, sport de combat,
saut à l'élastique, sport hippique, de neige
ou de glace...)
Malgré le grand nombre d'exclusion, vous pouvez vous
faire faire
un contrat sur mesure, adapté à vos besoins.
Il est toujours possible de négocier avec la compagnie
d'assurance, et de supprimer certaines exclusions en contrepartie
d'une « surprime ».
Dans tous les cas, chaque souscription est soumise à
quelques formalités médicales car l’assureur
souhaite connaître votre état
de santé pour accepter ou refuser de vous assurer.
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Formalités
médicales |
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| Qu'il s'agisse de crédit à la consommation,
de prêt immobilier ou d'assurance prévoyance, nous
avons toujours des questionnaires médicaux à remplir.
Les assurances peuvent vous poser toute question concernant votre
état de santé,
car elles ne sont pas soumises à la loi qui protège
les personnes contres les discriminations liées à
l'état de santé (article 225-1 à 225-4 du
Nouveau Code pénal).
Vous devez répondre à toutes les questions, sans
en omettre, ni répondre faussement.
Toute fausse déclaration peut avoir une incidence regrettable,
c'est-à-dire la nullité
du contrat d'assurance, donc pas d'indemnisation.
En cas d'omission involontaire, la compagnie applique la règle
proportionnelle, c'est-à-dire qu'elle tient compte lors
du règlement, de la cotisation qui aurait dû être
payé si le risque avait été déclaré.
Selon le montant des capitaux empruntés, l'assureur peut
vous demander de remplir un questionnaire médical, ainsi
que des éléments complémentaires (prise de
sang, électrocardiogramme, ...) afin d'apprécier
« le risque ». |
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